Mettre en place un WordPress avec Digital Ocean ServerPilot

Je viens de passer le blog chez DigitalOcean et j’ai trouvé un petit service annexe gratuit pour avoir mon cloud computing bien configuré ! C’est simple comme un droplet. L’interface est totalement épurée, juste la fonctionnalité, minimaliste et moderne. Quelques manips techniques à réaliser mais ça marche bien et c’est rapide !

Pas de panique, je vais expliquer tous les termes dans la suite de ce billet si cette accroche t’as donné envie de continuer.

Disclaimer

J’ai opté pour une solution semi ‘clic clic » mais attention, faut être capable de générer des clés SSH, d’installer des paquets, de paramétrer des DNS records, des vhosts, etc.

Non pas qu’on touche à la haute technicité mais je pense qu’il faut être un minimum habitué à travailler avec les serveurs pour ne pas se frustrer inutilement.

On pourrait objecter que c’est se compliquer la vie quelque part et je ne contesterais pas cette remarque, mais au final, je suis satisfait d’avoir pu migrer à grande vitesse.

Digital Ocean, cloud computing, droplet pas cher !

Le prix est absolument ridicule pour le service, on peut démarrer à partir de 5$ par mois ! C’est évolutif et pour un site standard je recommande les premières offres à 5$ et 10$.

Je n’ai pas tout détaillé mais je pense que même un site à fort trafic pourra tourner sur ces offres, oui c’est possible (n’hésitez pas à me contredire si vous pouvez ^^).

Droplet ?

Ne cherchez pas c’est un terme spécifique. La version générique serait VM pour Virtual Machine et en Français « machine virtuelle ».

Cloud ?

Suis le guide, si t’as pas le temps de lire disons que c’est un autre concept. Tu paies que ce que tu consommes, t’arrêtes quand tu veux. La tarification se fait à l’heure et au prorata de ce qui est consommé.

Si tu veux t’inscrire (c’est gratuit), tu peux cliquer sur le lien suivant :

Allez vas-y clique ! Tu gagnes 10$ sur ton compteur donc un à deux mois gratos chez DigitalOcean ! Si tu dépenses plus de 25$, tu me feras gagner 25$ également mais t’es pas obligé d’en arriver là, je ne t’en voudrais pas smile

Hey, je te vois venir… hun ^^ y a pas d’arnaque, le tableau de bord est transparent, tu as un compteur qui t’indique en direct ce que tu as dépensé et combien tu devras payer. L’interface est conçue pour générer des PDF pour des factures comme il faut !

Mais pourquoi ?

Si tu as lu mon petit dossier sur les hébergements web, tu en sais déjà un peu mais voici ce qu’il faut dire :

c’est du cloud, c’est du virtuel, c’est de la VM, la charge est répartie sur un grand nombre de machines physiques partout dans le monde, entre plusieurs datacenter.

Encore une fois, pour 5 à 10$ c’est impressionnant. De l’avantage des économies d’échelle. La RAM est très très correcte, t’es chez toi t’installes ce que tu veux et en plus c’est pré-configuré parce que le maître-mot c’est la rapidité. Le principe c’est la flexibilité. T’en as marre tu détruis ta VM (enfin je veux dire ton « droplet »), tu veux une autre VM tu peux la créer en deux minutes montre en main (eux te diront 55 secondes).

La transition

Venant de chez o2switch, la transition s’est faite de manière indolore et transparente. Je tiens à saluer le support d’o2switch rapide, efficace et précautionneux. La propagation DNS fut rapide, ce qui, là aussi, est appréciable.

En fait, si ce n’était pas la curiosité et la volonté de se lancer, pour travailler un peu plus les serveurs et aller au-delà des « simples » commandes Linux, je serai resté chez o2.

Guide pas à pas

Si tu es du genre « merci du tuyau mais je vais me débrouiller » voici le lien vers le guide de la doc (En).

Je te rappelle le lien, un compte email comme d’habitude. Tu t’inscris (signup) et hop hop hop on passe à la suite.

T’arrives sur ce 2ème écran :

DigitalOcean Control Panel

Tu cliques sur « Create Droplet », en haut à droite. T’arrives après sur un écran où tu pourras choisir et configurer :

  • ta distribution OS (Ubuntu, Debian, Fedora, CoreOs, Centos), je te conseille Ubuntu ou Debian si le besoin est standard
  • les features, perso je recommande les deux premiers à 5$ et 10$ par mois
  • ton datacenter (New-York, Amsterdam, Londres, etc)
  • des options supplémentaires (ipV6, Backups, réseaux privés, etc), à toi de voir mais je te recommande de cocher « Backups », bon c’est 2$ supplémentaire, ok mais t’es tranquille
  • tes clés SSH

L’interface est puissante ! Tu peux même configurer plusieurs offres en même temps :

Digital Ocean commande droplets

et donner un nom personnalisé à chaque machine. Et si tu remontes dans le formulaire tu pourras, pour chaque machine, choisir les configurations dont on a parlé, le datacenter, la distribution de l’OS etc.

Exemple de config: 1GB Ram 30GB SSD Disk Amsterdam Debian 8.2 x32

Voilà un Debian, passe-partout, plutôt en 32 bits parce que la RAM n’est pas énorme et que les 64 bits ont tendance à un peu plus consommer, depuis le datacenter Amsterdam et à 10$ par mois.

Booster Digital Ocean avec Server Pilot

Etre feignant dans le dév n’est pas forcément un défaut, parfois ça veut dire qu’on ne refait pas tout de zéro, c’est comme quand on fait du WordPress, on réinvente pas la roue.

Bon là je fais un peu trop le malin depuis tout à l’heure, en fait j’avais vraiment la flemme de me coltiner iptables and co. Oui parce qu’une fois que t’as ton serveur, faut bien le sécuriser un minimum !

Moi j’ai opté pour Serverpilot, ils ont même une offre gratuite ! Oui gratuite ! Il te configure ton serveur Digital Ocean gratuitement. Joli partenariat !

Pareil, une adresse mail et hop tu créés ton compte et c’est parti, t’arrives sur cet écran :

ServerPilot

Attention : c’est réservé à ceux qui ont pris Ubuntu 64 bits comme machine à l’heure où j’écris !

Tu rentre l’IP, le mot de passe root que tu as reçu par mail de la part de Digital Ocean, tu choisis le mot de passe SFTP, pratique, t’auras pas à le monter toi-même.

Une fois le serveur créé (quelques secondes), tu atterris ici :

ServerPilot - 2ème écran

tu cliques sur l’onglet apps puis sur le bouton « create app » et là regarde-moi ça une checkbox spéciale « WordPress » :

ServerPilot écran 3

Oui, tu ne rêves pas il te propose de t’installer un WP d’office !

Avantages

  • clé en main, WP dispo dans le package
  • sécurisé un minimum
  • rapide rapide rapide
  • apps illimitées
  • le combo avec Digital Ocean est déconcertant de facilité
  • on peut rester à 5$ ou 10$ le mois en tout (dus à Digital Ocean) grâce à l’offre gratuite
  • une API est dispo, avec un générateur de clé

Inconvénients

  • Dépendance à un service tiers
  • Demande des compétences techniques même si tout est toujours relatif
  • la mise en avant systématique des features payants pour te faire raquer, genre « ah oui tu veux des logs, paies »

Mais même la formule « coach » à 10$ par mois vaut le coup, la business est à 49$ et c’est assez complet, de quoi faire de jolies applis web…

La « merguez party » DNS

Encore une fois, si rien qu’à lire tout ce qu’il faut faire t’es saoulé(e), laisse tomber et je ne suis pas entrain de te dire de basculer tes process de déploiement là-dessus évidemment.

C’est l’aventure, c’est l’expérimentation mais toujours avec un risque calculé, enfin on essaie quoi ^^.

Après avoir passé brillamment toutes ces étapes, il faudra configurer les entrées DNS, MX, txt, etc. Eh oui c’est à la carte mais c’est à toi de le faire, tout se passe onglet « Networking » là :

Digital Ocean CPanel navigation

puis sous-menu « domains » là :

Digital Ocean Control-Panel DNS

Tu entres ton nom de domaine (NDD) puis l’IP de ton serveur (que tu viens de créer avec Digital Ocean) et tu cliques sur « Create Record » et là je te laisse remplir les entrées A, AAAA, MX, TXT. L’interface est jolie avec des couleurs simples tu verras (accessibilités : les couleurs sont anecdotiques, elles n’orientent pas la saisie).

Si cela ne te dit rien, ne continue pas l’aventure, ça pourrait mal tourner, ou en tout cas ne fais pas ça sur un site avec enjeux… enfin sauf si tu aimes prendre de la drogue alors là ok mais double la dose.

Avantages / inconvénients de la solution complète

C’est rapide comme l’éclair (comptez le temps de la découverte quand même, 55 secondes c’est la promesse commerciale), agréable à paramétrer, un vrai confort côté technique aussi pour le dév, la console est correcte.

La documentation est brillante, phénoménale, pédagogique, admirable !

Mais on a vite fait de se planter, une des raisons aussi pour lesquelles j’ai préféré « déléguer ».

Mises en garde

Comme je l’ai rappelé à plusieurs reprises c’est assez casse-gueule si tu bricoles, après ça ira tout seul si t’as un peu l’habitude.

ET :

Petit oubli

J’ai oublié de mentionner la partie mail ! Serverpilot livre avec postfix qui est un paquet dédié.

Normalement il est lancé de base mais au cas où faites un :

sudo /usr/sbin/postfix start

Pour contrôler la fonction mail, on peut faire un :

sudo apt-get install telnet
telnet localhost 25

Voilà.

Conclusion

Une offre Digital Ocean extrêmement compétitive, mais qui comporte certains risques qu’on peut limiter en la couplant avec Server Pilot. Il est cohérent que WordPress soit inclus dans le package Server Pilot car on retrouve cette philosophie de réutilisation des briques existantes pour gagner du temps.

Franchement c’est bluffant, maintenant à voir au long cours mais à ce prix-là c’est intéressant.